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 mini-fiction | La mer des souffrances est sans limites.

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MessageSujet: mini-fiction | La mer des souffrances est sans limites.   Lun 9 Juil - 17:41

    Auteur: Min Chan.
    Rating: G.
    Genre: Deathfic.
    Couple: Jane Zhang & Sitar Tan.
    Disclamer: Les personnages ne m'appartiennent pas.
    Notes de l'auteur: J'ai été inspiré en écoutant cette musique => ICI de Sitar Tan. Si vous voulez une musique de fond pour lire, vous pouvez l'écouter. La musique commence à 1m05. C'est une sorte de mini-fiction. Il y aura une suite, constituée d'autres drabbles ou one shots, tournant autour de la même histoire.


« La mer des souffrances est sans limites. »



    JANE ZHANG | Elle l’aime.

    Elle le lui avait pourtant dit. Est-ce qu’elle en avait conscience ? Conscience qu’elle l’aimait ? Elle l’aimait même si elle était malade. Des larmes coulaient le long de ses joues, des sanglots irréguliers brisés le silence de la pièce. Elle était recroquevillée dans un coin, tenant dans ses petites mains, un cadre où l’on pouvait voir deux jeunes filles souriantes s’enlaçant. Elle était triste, dévastée, anéantie mais plus que tout elle était vide. Respirer lui devenait douloureux. Combien de fois le lui avait-elle dit : « On ne joue pas avec le feu ».
« Les souvenirs ne sont en général, jamais exempts de souffrance. »

-



    SITAR TAN | Elle danse, danse et danse.

    Elle danse avec le feu. Elle tourne, elle saute, elle trépigne. Que crie-t-elle ? Sa Joie ? Son corps est animé d’une énergie enfantine qu’on pourrait désigner de folie. Puis elle tombe et se roule par terre. Petit à petit ses membres arrêtent de bouger. Est-elle fatiguée d’avoir autant dansé ? Ses envies et ses désirs se sont-ils consumés ? Elle reste là, à terre, la bouche grande ouverte et ses yeux s’écarquillant sous la souffrance. Son corps noircit et son âme s’évapore. « Cendres » est le seul mot caractérisant la vie d’une pyromane.
« Celui qui a besoin de feu marche vers la fumée. »


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MessageSujet: Re: mini-fiction | La mer des souffrances est sans limites.   Lun 30 Juil - 14:50


    JANE ZHANG | Souvenirs étouffants.

    Elle eut une soudaine envie d’ouvrir cette boîte. Cette boîte qui contenait trop de souvenirs pour sa petite taille. Pourquoi cette soudaine envie ? Elle ne savait pas. Peut-être pour revoir ce visage qui lui manquait tant, peut-être pour vérifier l’existence de ce sentiment. Quoi qu’il en soit, elle était accroupie près du lit, cherchant à attraper l’objet de ses convoitises, après l’avoir ramené à ces pieds, elle ouvrit délicatement le couvercle en bois. A l’intérieur de cette boîte se trouvaient des photos, des lettres et un pendentif, sur la plupart des photos on pouvait y voir deux jeunes filles, des fois elles souriaient, des fois rigolaient ou s’enlaçaient. Elles étaient heureuses. Ce qu’on remarquait était les deux pendentifs entourant leur cou, ce qu’on ne remarquait pas étaient les quelques mots gravés éternellement sur ces doux morceaux de métal. Après avoir regardé longuement toutes ces photos, tout en ayant laissé échapper quelques larmes qui discrètement roulaient le long de ses joues pour finir leur chemin sur son fin pull en laine, elle se décida à relire cette lettre dont elle avait compris tout le sens après cet évènement. Sur cette lettre étaient écris des mots d’amours, des remerciements pour avoir passé une journée magnifique ou plutôt magique. « Merci, c’était la première fois, que je jouais avec des bougies magiques et tu ne peux pas savoir la joie que j’ai ressentie pour avoir eu la chance de passer ce moment avec toi, après une journée merveilleuse, une soirée inoubliable. Ce n’est qu’en étant allongées toutes les deux sur le canapé, face à la cheminée nous réchauffant grâce à sa douce chaleur, que je compris qui avait pris la deuxième place dans mon cœur. » Les trois derniers mots signaient et mettaient fin à ce texte « Tan Wei Wei ». Elle lut et relut ce nom qu’elle chérissait tant et laissa, une fois de plus, la tristesse ravagée son visage, son visage qui manquait de vie. Elle prit le pendentif dans une de ses mains et regarda au dos les inscriptions gravés « Tan Wei Wei, je t’aime. ZLY. » Elle tremblait légèrement puis, de sa main libre, elle enleva son propre collier pour y lire à quelques mots près les mêmes inscriptions « Zhang Liang Ying, je t’aime. TWW. » Elle vacilla mais essaya de ne pas tomber et recommença à respirer, car oui elle avait oublié ce geste simple mais quotidien permettant de vivre, elle l'avait oublié dès qu'elle avait eu le collier en main. Elle voyait trouble, certainement à causes des larmes qui allait bientôt quitter ses yeux. Elle déposa, délicatement, les photos, la lettre et le pendentif dans la boîte, et la referma avec le couvercle pour enfin la remettre sous le lit. Elle s’allongea lentement et commença à étouffer sous un lourd poids, un lourd poids composait de sentiments comme la tristesse, l’amour, le désespoir, d’impressions comme le vide, la suffocation. Elle étouffait et elle ne put s’empêcher de briser le silence, laissant quelques sanglots déchirer un peu plus son cœur maintenant meurtri. Elle l’aime.

« L'angoisse n'est rien d'autre que cette sensation étouffante d'impuissance?
Cette absence d'espoir, cette absence de futur. Rien.
Rien à faire, rien devant, rien derrière.
»
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MessageSujet: Re: mini-fiction | La mer des souffrances est sans limites.   Mar 4 Sep - 21:35



    JANE ZHANG | Est-ce si mal d'aimer ?

    « Tu me manques.
    Ecris-moi s’il te plaît.
    Jane Zhang, je t’aime.
    Je t’aime. Sitar Tan. »
    Une très courte lettre, pourtant un sentiment de tristesse et de joie l’habite discrètement. Cette simple lettre, ces quelques phrases, ces quelques mots, ce n’est peut-être pas grand-chose mais cela l’a rendu heureuse et triste. Son visage s’assombrit. Elle se pose tellement de questions. Heureuse ? A-t-elle le droit d’être heureuse en ce moment ? Non, elle n’a pas le droit. Pourquoi ne fait-elle que pleurer ? Elle n’arrive pas à s’arrêter. Comment va-t-elle ? Elle ne sait pas. Arrivera-t-elle à sourire ? Seul le temps le sait. Elle relit encore et encore ces quelques mots, ces cruels mots qui fragilisent un peu plus son cœur, un cœur qui se brise lentement mais sûrement. Elle veut lui répondre, elle se doit de répondre. Elle se lève doucement du lit et, toujours avec cette délicatesse, s’assoit sur une chaise en bois, dépose la lettre sur le bureau lui faisant face et cherche un stylo et un feuille. Elle ouvre le tiroir de droite et tombe sur une photo, une photo lui rappelant trop de souvenirs, des souvenirs qui invitent les larmes à s’enfuir et galoper le long de ses pauvres joues. Elle referme le tiroir d’un geste maladroit pour ouvrir celui à sa gauche. Elle ne tombe pas sur une photo, non, ce n’est qu’un morceau de journal. Un morceau de papier qui lui rappelle chaque jour la dure réalité. Elle ne veut pas lire le titre, un titre choquant ou douloureux, mais ce titre elle ne peut que le connaître. « Une pyromane brûle à vif une femme. La femme est morte. » Pourquoi ? Elle se pose toujours la question. Elle essaye de se concentrer sur sa lettre pour s’échapper de ses sombres pensées. Des pensées qui auront le temps de la hanter cette nuit et les nuits à venir, seule dans son lit. Dans leur lit. Elle secoue la tête vivement, écrit lentement et note les mots qui lui viennent sans réfléchir. Elle a terminé. Elle repose son stylo, plie la feuille et l’installe dans une enveloppe, elle ira la poster demain. Elle regarde son portable, un portable qui ne reçoit plus de messages. Tous ses proches, tous ses amis l’ont abandonné en sachant la nouvelle. Ils l’ont traité de folle et bien d’autres insultes, elle pouvait lire dans leurs yeux du dégoût. Du dégoût, comme si toutes ces années remplies de rires et de sourires n’existaient plus. Voilà ce qu’elle était, une étrangère qu’on veut oublier. Et on lui a pris la seule personne qui la soutenait, la seule personne qui l’aimait. Le monde lui tourne le dos, personne ne vient lui tendre une main. Il ne suffit qu’une main pour la relever, une épaule pour la soutenir, une personne à qui se confier pour avancer. Mais elle est seule. Elle ne fait que chuter. Toute chute à une fin.

« Quand tu tombes, seul le sol t’attend. »


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MessageSujet: Re: mini-fiction | La mer des souffrances est sans limites.   

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